Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 19:08

Je voudrais une fois de plus revenir sur ces évènements outre-mers et susciter très certainement débat auprès de vous.
Je ne vous rappelle pas que nos compatriotes se battent à l'heure actuelle contre le même fléau, ce contre quoi nous nous sommes mobilisés le 29 janvier dernier dans la rue.
Certes les impacts de cette crise sur ces îles, Guadeloupe, Martinique et maintenant la Guyane, peuvent sembler différents mais il n'en est rien.
Je ne vais pas reprendre les 133 revendications du LKP, mais elles répondent à une même problématique nationale, renforcée par la société post-esclavagiste là-bas: la vie chère!
 
En voulant rendre cette crise spécifique aux îles, le gouvernement semble vouloir tenir à distance toute autre débordement sur le territoire. Après l'échec des négociations, il tente d'étouffer cette révolte par le biais de CRS: bel exemple de réponse à une crise sociale. Ce gouvernement ne connait que le rapport de force!

Il n'est pas question d'enterrer ces voix qui s'élèvent!  
Relayons ces évènements et la voix de Elie Domota, leader du LPK qui a déclaré que ce conflit devait devenir national.

Il s'agit de NOTRE mouvement.

P.S.: en espérant que notre journée nationale de grève du 19 mars prochain sera maintenue.
Par Blog de Cidalia Poirret, femme politique du 93
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 18:59
Mon blog s'intitule "Cidalia m'était contée"

Je vous fais part de mes coups de gueule, des infos locales suceptibles de vous intéresser, de mes sujets favoris bref de ma gouaille! ;-)
Et aujourd'hui, j'avais envie d'évoquer ma passion, en tout cas une parmi tant d'autres: le cinéma.
Pourquoi aujourd'hui?
Car je pense qu'un film a eu très mauvaise presse auprès de mon entourage.
Mal compris, quelques erreurs de réalisation (comme la longueur de la bande..;-), quelques thèmes pas suffisamment exploités, néanmoins ce film n'en demeure pas moins un vivier de nouveautés et de thèmes déroutants...



Contextuellement, l'histoire de Benjamin Button se trouve contée dans un hôpital alors que sévit dehors un ouragan, rythmée par la narration parallèle de 7 coups de foudres (coups de foudre qui ont fait beaucoup rire la salle).
Je pense qu'il faut considérer cet ouragan comme une métaphore de la vie de ce fameux Benjamin Button.
En effet, cet homme, né vieux, va suivre une évolution à l'inverse du schéma naturel. Il ne va faire que rajeunir pour mourir à l'état de nouveau-né.
Sa vie sera une perpétuelle tempête dans laquelle il ne trouvera jamais le juste équilibre entre son physique et son âge hormis à l'instant charnière évalué aux alentours de 40 ans. Période durant laquelle il pourra vivre pleinement son histoire amoureuse avec la femme qu'il admire depuis l'âge de ses 7 ans. Période durant laquelle il trouvera l'accalmie, période correspondant finalement de l'oeil du cyclone. 
 
Ce film est à mon sens intelligent mais maladroit. Voici quelques passages à noter:

- les fameux 7 coups de foudre ponctuant l'histoire pouvant être mis en parallèle avec les 7 rencontres que Benjamin aura avec Daisy
- la scène où l'on retrouve la petite fille avec le vieillard (qui a finalement le même âge qu'elle) en pleine nuit sous une table, à l'abris des regards
- le passage du colibri qui, maladroitement, rappelle le fabuleux de cette fable  ;-)
- le récit de l'horloge à la recherche du temps perdu
- l'intense moment de cet enfant prisonnier dans ce corps de vieillard et vivant en autarcie dans une maison de retraite (période de la vie de Benjamin la plus développée du film.. je vous laisse réfléchir la dessus..)
- cette course après le temps et les moments à vivre...
- la mise en abîme de cette histoire très intimiste avec la femme d'un diplomate anglais 
- cette place, presque un hymne, à la nuit; tous ces passage nocturnes propices aux rêves et à la réflexion...

Et tant d'autres...

J'aime cette course à l'existence et à la survie... narrée dans une esthétique remarquable...
(un seul grand regret, l'absence de l'empreinte d'un Tim Burton qui aurait sublimé le film) 
Par Blog de Cidalia Poirret, femme politique du 93 - Publié dans : art et cinéma
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 18:44
Cela fait plus de 4 semaines (depuis le 20 janvier) que la Guadeloupe est en grève générale.
Il y a plus de 10 ans que j'ai quitté cette île après y avoir vécu trois ans. Et je peux vous assurer que la situation était déjà très difficile: vie chère, produits de première nécessité extraordianairement prohibitifs (la plupart des prix des produits étaient multipliés par deux voire trois par rapport à la métropole), taux de chômage fort, logements très précaires,...
Et déjà à l'époque, grèves à répétition mais aucune répercussion médiatique et encore moins d'aides de l'état hormis des réponses "subventionnées" qui n'ont servies qu'à étouffer la révolte.
Mais Monsieur le Président, nous nous trouvons dorénavant dans une situation telle que les Guadeloupéens attendent de véritables solutions!
 
La révolte éclate et tout le monde semble s'en étonner!!
Il a fallu attendre trois semaines de blocage total sur l'île pour en entendre parler en métropole!
Autour de 133 revendications, un collectif intersyndical appelé "Liyannaj kont pwofitasyon" se fait le porte-voix de cette "colère saine".
Nos compatriotes attendent des réponses et surtout des solutions concernant par exemple:
- la hausse des bas salaires
- la suppression de la taxation des produits locaux
- la definition des mesures sanitaires pour protéger les populations des zones contaminées par le chlordécone
- la réhabilitation du fonds social de l'ex ASSEDIC pour les situations individuelles
transparence sur la fixation des prix de l'eau, des transports, des carburants, des loyers, du gaz,...
 
Je vous appelle à regarder de plus près cette situation et à soutenir ce mouvement qui tend à être repris en Martinique et en Guyane!
Par Blog de Cidalia Poirret, femme politique du 93
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 16:01

"Sarkozysme : [Nom Masculin] Système politique où un chef de l'Etat démocratiquement élu use du parlement à des fins autocratiques en confisquant tous les pouvoirs, y compris le pouvoir médiatique (presse, radio et télévision et internet)

Depuis l'arrivée au pouvoir de la droite et de Nicolas Sarkozy, on assiste à un recul sans précédent de la démocratie. Celui-ci non content d'avoir trompé les Français qui avaient voté pour lui, d'avoir encouragé en France des pratiques qui favorisent la crise, d'avoir donné aux plus riches alors que le pouvoir d'achat du peuple ne cesse de chuter, il veut maintenant confisquer tous les pouvoirs avec l'aide de l'UMP.

 

Ce qui caractérise une démocratie, c'est la séparation et l'indépendance des pouvoirs principaux. Or depuis la nomination de Nicolas Sarkozy nous assistons à la suppression progressive de l'indépendance de ces trois pouvoirs:

 

- Exécutif: Des ministres sans pouvoirs qui servent de fusibles pour protéger l'image de l'omni-président (Dati exilée à Bruxelles, des préfets débarqués dès la moindre contrariété présidentielle)

- Législatif: Un parlement sans pouvoir dont la majorité est totalement acquise à l'omni - président. La droite ne sert qu'à voter, à se plier devant la les caprices du président. Nous devons assister début janvier à la quasi suppression du droit d'amendement de l'opposition.

- Judiciaire: Nicolas Sarkozy a décidé de supprimer les juges d'instruction, indépendants, pour le remplacer par des juges nommés par lui. La police ne traite désormais que les affaires faciles, des gardes à vues qui se multiplient pour des personnes innocentes, la majorité des plaintes ne sont plus traités. Pire encore nombre de citoyens ne vont plus porter plainte. La justice est plus que jamais à deux vitesses, une justice de riche, et une justice pour les pauvres.

 

Or, face à ce fantastique ce glissement « dictatorial » nous pouvions nous attendre à ce que les médias pourraient dénoncer plus vigoureusement cette dérive.

C'est ce qu'on appelle le quatrième pouvoir, ou le contre-pouvoir : Nicolas Sarkozy ne saurait tolérer aucune opposition à son pouvoir:

Il est l’ami personnel de tous les grand patrons des médias français privés. Il devient de plus en plus dur de critiquer le président. Il vient de mettre les mains sur les télévisions publiques:

Nicolas Sarkozy a décidé de nommer lui même le chef des télévisions publiques, privé ainsi d’indépendance. Mais le plus symptomatique de la dérive « dictatoriale » en France c'est le fait que pour la première fois un président fait appliquer une loi sans passer par le Parlement, je veux parler bien sûr de la réforme du financement de l'audiovisuel public.

 

Nous devons rester plus que vigilants, plus que jamais. Jamais un homme politique en France n'a eu autant la volonté de s'accaparer tous les pouvoirs. Il veut la main mise sur tous les pouvoirs et s’en donner les moyens, alors que 70% des français soutiennent les grèves de ces derniers jours, lui n'entend rien et continue de nous embobiner.

 

Alain Duhamel et d'autres comparent le petit président à  Napoléon. Mais Sarkozy n'appartient qu'à la grande famille des autocrates populistes, dont certains exemples sont guignolesques, et d'autres de sinistre mémoire.

 

Jusqu’où faudra-il pour faire comprendre et défendre les intérêts du peuple et la démocratie en France? Dans les urnes, et dans la rue. N'hésitons plus, le temps presse.

Par Blog de Cidalia Poirret, femme politique du 93
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 16:05

Au mois de juin prochain, vous allez être appelés aux urnes pour élire nos députés européens. Certains diront: "cela ne vaut pas le coup de se déplacer" ou d'autres: "à quoi ça sert?"

Lisez ce qui suit…

Ces élections vont se dérouler dans un contexte de crise mondiale sans précédent: démographique, économique, environnementale et alimentaire.

L'ampleur de la crise montre à quel point la France ne peut avoir de réponses isolées. Ainsi à Neuilly Sur Marne nous peinons à œuvrer car les moyens au niveau de l'Etat nous ont été coupés.

Cela prouve bien que seule la concertation et l'union doivent être les moyens d'agir du global au local.

L'Europe doit être bien évidemment en mesure d'affirmer son rôle protecteur à l'égard des 27 pays membres et surtout à l'égard des populations fragilisées par cette crise internationale mais également repenser ces actions pour plus d'efficacité.

Ce contexte, lors de ces élections, va inévitablement sortir les débats de leur éternelle thématique institutionnelle et pousser la réflexion vers des mesures concrètes.  

Le "Manifesto", texte unitaire du Parti Socialiste Européen (PSE) adopté en décembre dernier à Madrid et établi dans le cadre de cette future échéance,  affirme l'identité socialiste européenne autour d'orientations claires comme :

  • La place redonnée à l'économie réelle par rapport à la finance
  • La volonté d'être les leaders mondiaux dans la protection de notre planète et la lutte contre le réchauffement climatique
  • L'investissement sur le capital humain
  • La formation
  • La recherche …

(http://www.parti-socialiste.fr/)

Nous nous devons d'être force de propositions face à une politique européenne qui est en train de tomber dans une inertie scandaleuse à cause d'un président de Commission, un certain BARROSO, qui ne veut en aucun prendre de risques et compromettre ainsi sa réélection ; une politique qui libéralise le travail à l'extrême, et qui désormais pousse encore plus loin la durée légale du travail .

Cette même Europe qui casse le travailleur peut devenir aussi une Europe qui nous protège. Les différentes crises que nous traversons n'ont pas de frontières, pas de limites.

Les moyens donc pour vaincre ces crises se trouvent aussi dans les mains de l'Europe.

Pour contrer cette politique libérale européenne en totale contradiction avec la logique collective que sous entend une telle organisation, nous nous devons de renforcer démocratiquement l’Europe.

L'impopularité de ce scrutin, la méfiance vis-à-vis du Traité qui a conduit à une fragilisation du crédit de l'UE, sont les signes d'une opacité, entre autres, des textes identitaires, fondateurs, et plus que tout le signe d'une conscience européenne qui a du mal à émerger dans le contexte international, comme le démontre le manque d'une position commune concernant le conflit israélo-palestinien.

Pourtant, nous n'avons pas le choix, et seule l'union pourra permettre de relever les défis environnementaux et sociaux de France, de l'Europe mais du monde aussi.

Nous, citoyens européens, devons comprendre et prendre pleinement notre place et notre rôle au sein de l'UE.

A nous de choisir notre Europe !

Nous voulons construire une société où chacun doit avoir accès aux droits fondamentaux et au bien vivre ensemble en préparant l'avenir.

Il faut un nouveau modèle face au libéralisme et ne pas se contenter de quelques mesures de régulation financière avec lesquelles chacun sera d'accord.

C'est à nous de faire de l'Europe un dispositif central et transversal (+ de 50% des lois en vigueur en France émanent de la Commission européenne) et lui donner l'importance qu'elle mérite, et qu'elle se doit d'avoir.

Approprions nous cette organisation internationale en commençant par nous déplacer massivement dans les urnes et exprimer notre volonté d’une Europe solidaire, protectrice et innovante !

Par Blog de Cidalia Poirret, femme politique du 93
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